09.02.2010
bien des choses...(3)
"Stevedore stomp" interprété par mon orchestre il y a un dizaine d'années
Bien des choses est un spectacle à ne pas manquer si François Morel et Olivier Saladin ont la bonne idée de le produire pas trop loin de chez vous. Je m’en inspire, très modestement, pour donner de nos nouvelles, pas très fraîches, depuis la Nouvelle Orléans, cette fois…( nous y étions en 1997)

Ma chère Sophie,
Je ne m’attendais pas à une telle chaleur, à une telle humidité! Juillet, ici, c’est une épreuve, crois moi! Henri râle sans arrêt. Hier soir nous sommes allés à Préservation Hall écouter les vieux musiciens du coin ; cet endroit qui leur est réservé attire de nombreux touristes. Il n’y a pas de siège: tu dois t’asseoir par terre, sur des coussins qu’on te prête tout de même! Mais, je t’assure qu’au bout d’un moment, tu as mal aux jambes, aux fesses, au dos… Se relever, se redresser, marcher vers la sortie sont de vraies épreuves!
La musique est celle, très traditionnelle, de la Nouvelle Orléans des années 20-30. Pas de surprise. Nous avons aimé. Les musiciens jouent assis; ils ne se lèvent que pour faire leur solo. C’est la tradition. Henri m’ a dit qu’il allait proposer à son orchestre d’adopter cette pratique car, à Marciac, trois heures d‘animation, debout, c’est long! Il vieillit!
Demain nous irons en pays cajun, je te raconterai.
Bises de ta copine.

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17.01.2010
bien des choses... (2)
Chère Sophie,
Notre séjour au Sénégal se poursuit dans d’excellentes conditions. Dimanche matin nous avons assisté à une messe tam tam dans une ile pas très éloignée de Ndangane ( village où nous séjournons) mais nous avons dû prendre une pirogue pour nous y rendre ce qui , à priori, ne plaisait pas trop à Henri qui déteste le bateau depuis son séjour en Algérie. Finalement comme l’ile est au milieu du fleuve Saloum et que nous n’avons pas été chahutés par des vagues, il a bien supporté et a même raconté des histoires de crocodiles qui ont beaucoup fait rire les gens qui partageaient le bateau avec nous ( nous étions serrés!). Tu le connais!

Raymond ne voulait pas entrer dans l’église. Maïté a râlé et lui a dit qu’il n’était pas le seul à être athée, que, de toute façon, nous n’étions pas obligés de prier, que nous allions écouter des tam tam , et voilà… Il est entré avec nous. Si tu avais vu les toilettes des femmes; magnifiques! Que de couleurs!
Nous sommes restés jusqu’à la fin et ne l’avons pas regretté: c’était très original. Henri nous a dit que, des messes comme celle-là, les curés devraient en organiser chez nous. Ils auraient plus de monde. Car il parait que, de plus en plus…, ou de moins en moins… Bref, comme tu veux..
A la fin, des gens se serrèrent la main ce que j’ai trouvé fort sympathique. Raymond disait « au revoir » aux uns et aux autres: Maïté lui a signifié que ce n’était pas nécessaire.
Je te raconterai plus tard notre promenade en calèche.
Bien des choses* de ta copine Roro
…………………………………………………....................
* Bien des choses est une pièce de théâtre de François Morel à laquelle nous avons eu le plaisir d’assister et qui a inspiré cette note. Une manière commode de raconter des bribes de voyage. Tout est presque vrai…Voir aussi :
http://laissezjazzer.blog50.com/archive/2009/11/20/bien-d...
16:46 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.11.2009
WE
Le commissaire est parti, pour le WE, sur la côte basque. Il reprendra et terminera son enquête dès son retour, m'a-t-il promis.
20:46 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
25.11.2009
une mise au point nécessaire?
Certains ont mis en doute notre voyage en Irlande, voyage évoqué dans ma note du 20 novembre. Ce n'est pas la première fois. On ne me croit donc pas et cela me chagrine. Passer pour un affabulateur, un menteur même, m’est insupportable. J’ai pourtant apporté une preuve irréfutable: une magnifique photo de bateaux prise dans le Conemara. Cette photo a fait l’objet d’une aquarelle que Roro a présentée à l’occasion d’une exposition boétienne et qui lui a valu, et c’est justice, les félicitations de monsieur le maire et l’enthousiasme des visiteurs fort nombreux. Elle a souffert ( l'aquarelle), je le reconnais, d’un encadrement un peu bâclé et dont je suis responsable car je manque d’expérience dans ce domaine; entre autres. Mais, je m’égare: un peu d’énervement sans doute!
Notre voyage a bien été effectué… il y a une dizaine d’années, et c’est cela qui est important. Le reste n’est que remplissage…
20:24 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
20.11.2009
bien des choses
Chers amis,
Nous avons débarqué du ferryboat ce matin de bonne heure après une nuit agitée car le vent soufflait en rafales et nous avons subi une forte houle. Roro a eu mal à l’estomac et elle ne fut pas la seule. Moi j’ai tenu le coup, ce qui est étonnant car chaque traversée pour l’Algérie fut une dure épreuve! Comme quoi on peut s’améliorer en vieillissant!
Avant de descendre sur le sol irlandais, nous avons appris par un touriste français qui avait écouté son poste de radio que l’équipe de France de foot avait gagné. Pas de beaucoup, mais elle avait gagné et c‘était l‘essentiel. Voilà un voyage qui s’annonçait bien. J’avais dans ma valise un maillot des « bleus » ( je l’emporte toujours dans mes affaires car « l’identité nationale », en parler, c’est bien, l’appliquer, c’est mieux) et l’enfilai par-dessus ma chemise. En descendant du bateau, l’envie me prit de siffler « la marseillaise » ( quand je dis « siffler », c’est évidemment de l’air que je veux parler, si vous voyez ce que je veux dire). Au moment où je m’y attendais le moins, des types, des rouquins, des costauds m’ont encerclés, la figure patibulaire et m’ont crié des trucs qui ressemblaient à des insultes. Le monsieur du poste de radio qui se trouvait à côté de moi et qui comprend l’anglais m’a conseillé d’enlever le maillot. Ce que je fis; mais franchement, je ne comprends pas pourquoi!
Si vous allez à la maison, vous n’aurez pas les tomates à arroser car je les ai arrachées avant de partir.
Nous vous écrirons depuis le Connemara où nous espérons être dans deux ou trois jours si j’arrive à m’habituer à leur putaing de conduite à gauche…
Bien des choses.

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27.10.2009
bien des choses...
18:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
29.05.2009
pilons...
De retour du Sénégal où nous avions passé trois semaines avec nos amis basques, dans un village du Sine Saloum (c’est au sud de Dakar), je montrai à Ernest, admiratif, les photos que j’avais ramenées.
Ce paysan gascon, habite le village désormais célèbre de Pimpous, village qui mérite le détour si vous venez chez nous.
Ernest est un écolo pur et dur qui survit à l’énergie. Chez lui, pas de tracteur ou autres machines agricoles polluantes. La charrue était tirée jusqu’à l’année dernière par des vaches qu’il a vendues quand il a appris par son fils ( il n’a pas la télé) que ces bestiaux étaient très dangereux pour la couche d’ozone. Il a donc désormais un cheval... et sa femme Honorine, une costaude qui fauche le blé, le bat, fait le pain, le cuit au four... et j’en passe et des meilleures.

Ernest fut très intéressé par une photo dont il me demanda une copie que je lui fis volontiers.
C’est vrai que ces femmes pilant le mil sont magnifiques, pensé-je.
Quelques jours plus tard, je compris que mes sénégalaises ne l'intéressaient guère car il me dit:
- Je crois que j’ai trouvé le moyen qui permettrait à Honorine d’écraser le blé plus facilement qu’en le battant au fléau. Il suffirait d’améliorer le système utilisé par les femmes africaines. Tu utilises deux mortiers au lieu d’un: le premier posé sur le sol comme sur la photo et le second fixé au-dessus de la tête ( à une branche ou une potence par exemple). Tu actionnes le pilon de telle sorte que par des aller et retour il aille percuter l’intérieur des deux mortiers. Tu fais ainsi le travail deux fois plus vite.
Je trouvai l’idée intéressante. Une question idiote me vint que je posai derechef à Ernest:
- Mais...comment feras-tu pour faire tenir le blé dans le mortier du haut?
- Voilà; c’est justement la seule difficulté que je dois résoudre.
Bon. Je vais lui écrire pour savoir où il en est de ses recherches. Car il n'a pas le téléphone bien sûr.

Maîté, Roro et un groupe d'enfants chantent "à la claire fontaine".
Comme j'ai déjà raconté cette histoire début 2008, j'ajoute cette photo que Roro a magnifiquement reproduite en aquarelle. Si vous venez au prochain "salon des artistes" de Boé, vous pourrez l'admirer...

Un proverbe africain en guise de conclusion: ne pile pas ton mil avec une banane mure.
19:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.05.2009
à Roses (ou Rosas, comme vous voulez)
Ce matin, je n'ai pas rencontré, au bord du canal, le monsieur qui m'avait commandé du "Jack Daniel's". J'espère qu'il ne lui est rien arrivé de fâcheux et que je pourrai bientôt récupérer les 19,95 euros que j'ai avancés.
Je ne suis pas certain que mes photos de Roses ( ou Rosas, comme vous voulez) vous intéressent. J'ai évité l'alignement des hôtels, restaurants, marchands de souvenirs... ce qui est extrêmement difficile et me suis tourné résolument vers la mer. Calme la mer. A part le vélo que j'ai montré hier, rien d'intéressant. J'ai pensé saisir, mine de rien, quelques
activités (!).
Celle-ci s'appelle "sieste". Elle intéresse un nombre important de touristes qui fréquentent le coin, touristes dont la moyenne d'âge est, en cette saison, assez avancée.

Une scène exceptionnelle que je suis heureux d'avoir photographiée: devant la terrasse d'un café, une séance de gym! Et en musique s'il vous plaît! Les mouvements étaient assez désordonnés, les participants fort peu nombreux, mais, que voulez-vous, ça fait passer un moment...
Avez-vous vu ces lunettes! Elles sont neuves et je les ai découvertes le jour de notre arrivée, sur le nez de Roro. La classe! Nous aurions dû aller à Cannes au lieu de Rosas ( ou Roses, comme vous voulez). La bouteille qui traînait sur le sol, je l'ai placée sur le banc en guise de décor.

Demain, c'est décidé, nous partirons à l'aventure, à la découverte de la région. Car ici, passée la première journée, nous commençons à nous emnuyer.
Avant de rejoindre notre gîte, un petit détour: hourra, voilà qui est encourageant!
19:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02.11.2008
de retour de Saintes...
Samedi, vous savez qu'il a fait un temps assez humide et frais. Roro avait tout de même décidé une promenade sur la côte, à Fouras précisément. Je ne savais pas que ça existait. Elle en avait entendu parler. Quand, par qui...?
Pas par notre fils qui émit quelques réserves sur l'opportunité de faire une quarantaine de Kilomètres ( 80 avec le retour obligatoire) pour une visite qu'il jugeait sans grand intérêt. D'ailleurs, il décida de rester à Saintes, chez lui, au chaud, car il avait semble-t-il d'autres chats à fouetter: la préparation d'un repas succulent pour ses parents, sans doute? Je pense qu'il profita de notre absence pour beaucoup souffler dans ses saxophones. Je l'enviai un peu, mais...
Il n'a pas plu; une chance! Mais quel vent! Et froid! Comme j'avais emporté le numérique, en cas, j'ai photographié ici et là. Je viens d'effacer un nombre important d'images qui ne présentaient aucun intérêt.
Il me reste une forteresse de Vauban dont l'austérité est en parfaite harmonie avec cette journée particulièrement morose.
Roro, sans doute pour m'encourager, a adopté une attitude très positive durant toute la promenade. Je lui ai raconté l'histoire que je vais sans doute écrire cette semaine. Elle a beaucoup ri. J'espère qu'il en sera de même pour mes lecteurs!
Voici quelqu'un qui est dans le vent. Il a l'air de prier, d'implorer... Une séance de coiffure à domicile sera bientôt utile pour être présentable.
J'ai rencontré par hasard cette façade de maison. C'est à peu près tout ce que j'ai vu d'intéressant sur notre passage dans ce bourg. La plage était déserte.
Si vous allez sur internet, c'est mieux: vous y verrez du soleil, de l'animation...
Je me demande pourquoi j'ai écrit cette note.
19:59 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
01.11.2008
à Saintes...
Pour deux jours, nous voilà saintaise et saintais.

L'arc de Germanicus
J'avais pris quelques photos de la ville lors d'un séjour précédent, photos que vous retrouverez peut-être sur internet en mieux mais sous un angle différent.

Leur Palais de Justice
Notre fils nous parlera de musique bien sûr mais aussi des difficultés que les profs rencontrent de plus en plus dans l'exercice de leur métier...Mais vous êtes informés, je suppose.

Les arènes romaines
Ce blog est pour moi un moment de détente. J'écris pour le plaisir d'écrire et, éventuellement, de distraire, intéresser certaines et certains.

La ville et sa cathédrale
Evidemment que je pourrais vous dire ce que je pense de monsieur Darcos mais je le pense si fortement que vous vous en doutez. Donc, inutile d'en rajouter.
Je pourrais aussi vous parler de monsieur Berlusconi... Lisez mes pointillés.

Abbaye aux Dames
Ecole, chère école; que deviendras-tu?
C'est tout... Et pour un samedi 1er novembre, c'est bien suffisant.
17:25 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note



