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02/06/2012

après Nîmes

Edika 1.jpg

Dessin d'Edika

"Les espagnols sont un peuple fier et ombrageux avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes..." ( Pierre Desproges)

Fier... faut le dire vite! Ce matador qui se concentre (peut-être prie-t-il) avant d'affronter le taureau et le tuer ( le matar, aurait dit la grand-mère de Roro) n'en mène pas large! On le sent bien. N'ayant jamais assisté à une corrida ( c'est vachement cher...jusqu'à 120 euros!), je ne dirai pas de mal de ce spectacle...Ni de bien.

 

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A l'entrée d'une rue barrée, surprise! Nous assistons à un lâcher de taureaux! Libérés un par un du camion, ils s'élancent encadrés par de valeureux cavaliers. La foule en délire se presse, se bouscule, s'exclame.. protégée par des barrières. A peine le temps de prendre la photo tant bien que mal par-dessus les têtes ( celle-ci est la seule à peu près correcte) et il faut attendre le retour des cavaliers et la sortie du taureau suivant. On en a vite marre et nous nous frayons un passage jusqu'à la sortie de la rue. On marche sur des pieds, on se fait engueuler par de grosses dames qui nous refusent le passage étroit entre leur gros ventre et la barrière... C'est la fête.

Demain nous irons à Uzès: ce n'est pas loin et sûrement plus calme...

 

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Oui...c'est beaucoup plus calme!





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31/05/2012

féria


Nous ignorions, quand nous réservâmes notre chambre, juré, que Nîmes vivait sa Pentecôte de féria. Trois jours de liesse que nous évitâmes en visitant les environs... plus calmes! La corrida ne nous a jamais attirés malgré nos origines. La mama de Roro ( vous rrrrroulez les "r" s'il vous plaît) a trrrrraversé les Pyrrrrrénées toute jeunette. Je suis gascon et la Gascogne, comme vous le savez, est une région où les arènes sont nombreuses. Brrrrrrrrref!

aficionada.JPGUn soir, cependant, nous nous mêlâmes hardiment à la foule en délire, à la recherche hasardeuse du restaurant qui accepterait de nous accueillir afin que nous nous sustentions un minimum après une journée de visites ici et là. Ce ne fut pas facile et quand nous réussîmes à nous poser, épuisés, nous étions disposés à avaler n'importe quoi. Ce que nous fîmes. A proximité, une banda sévissait bruyamment nous incitant à ne pas trop nous attarder... Nous ne prîmes pas de dessert.

arênes.jpgEt Nîmes, alors, c'est comment Nîmes? Je comprends votre curiosité. Il y a, à Nîmes, des arènes dont nous avons fait le tour au moment où se déroulait une corrida. De l'extérieur, c'est intéressant car on peut imaginer, deviner peut-être si on est plus ou moins aficionado, selon les bruits qu'on perçoit, les silences, les rumeurs, les applaudissements, les exclamations... le déroulement du spectacle. Pour moi, c'est suffisant et... gratuit. Car, figurez-vous, ça n'est pas donné de voir trucider trois ou quatre taureaux! Les plus riches acceptent de payer au moins quatre-vingt euros, paraît-il. Quand on aime... Je ne critique pas. Pas plus tard que ce matin, j'ai, volontairement, écrasé une petite fourmi qui crapahutait sur la table en direction du pot de miel. Alors...

La Maison Carrée? Evidemment qu'on la vue! On n'a pas pris la photo car, les monuments, ils sont mieux sur internet. D'ailleurs, si vous voulez visiter Nîmes, allez sur internet. Je n'en dirai pas plus.

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04/05/2012

la mare

Au bord de la mare, une vieille femme ramassait du bois mort. Germain s'arrêta pour la questionner.

- Oui, mon garçon, dit-elle, c'est ici la Mare au Diable. C'est un mauvais endroit et il ne faut pas en approcher sans jeter trois pierres dedans de la main gauche en faisant le signe de croix de la main droite; ça éloigne les esprits. Autrement, il arrive des malheurs à ceux qui en font le tour...

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Je n'ai pas l'intention de recopier cette histoire en entier, histoire que vous avez dû lire, étudier, quand vous étiez au collège, dans les années 19.. environ. Quelle imagination cette George! Ces trois lignes, déjà, vous fichent une sacré frousse et ne vous engagent pas à emprunter, même en compagnie, le sentier qui, dans le sous-bois, vous conduit à cette mare rendue célèbre par notre illustre romancière. Nous cherchâmes et ramassâmes donc, chacun, trois pierres, suivant ainsi les conseils de la vieille femme et, pas très rassurés, il faut l'avouer, fredonnant " les copains d'abord" pour nous donner du courage, nous nous dirigeâmes vers ce lieu mythique. Je fermai la marche, prétextant des photos à prendre pour un reportage demandé par les services culturels de Boé informés de mon voyage d'études berrichon. Tout à coup, Roro, qui marchait bravement en tête, stoppa net et s'exclama:

- Nous y sommes!

En effet, nous y étions. C'est ce que nous indiquait un panneau placé là fort à propos, sinon, nous passions à côté sans rien voir. La mare est assez discrète en effet et, sans eau, pas facile à repérer. Nos guides ( un couple de berrichons fort sympathiques), s'excusèrent. Je leur dis qu'il n'y avait vraiment pas de quoi, que notre canal aussi avait été à sec durant tout l'hiver, que par conséquent nous étions habitués... Quand une corneille que nous n'avions pas repérée, se mit à croasser juste  au-dessus de nos têtes, nous nous regardâmes un peu inquiets.

- Le diable ... chuchota Roro.

Nous nous débarassâmes de nos pierres, oubliâmes le signe de croix et reprîmes sans nous attarder le chemin du retour. Je pris cette fois les devants afin de faire chauffer la voiture car, ce jour-là, le temps était à la fraîcheur...

Quelle aventure!

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20:23 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7)

02/05/2012

dans le berry...

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Nous avons finalement cédé à la tentation, à l'invitation renouvelée depuis deux ou trois ans par des amis pour une visite de ce coin, leur coin, que nous ne connaissions pas, où nous ne nous étions jamais arrêtés, aventurés, que nous avions négligé, j'avoue, n'ayons pas peur des mots, sans aucune raison ou prétexte à faire valoir pour nous justifier si ce n'est d'autres envies, d'autres priorités...Bref, nous y étions il y a peu.

Quand je dis ce coin, le mot est assez mal choisi car, le Berry, sans doute le savez-vous, c'est davantage le centre. Je parle du centre de la France bien entendu. Ce qui frappe le gascon habitué aux collines et vallons qui rappellent tant la Toscane à l'italien immigré, aux routes tortueuses, c'est le paysage à peine ondoyant, paisible, verdoyant, souvent illuminé par de vastes étendues de colza du plus bel effet sous le soleil... quand celui-ci apparaît ce qui fut exceptionnel pendant notre séjour.

Voilà pour une brève et très incomplète présentation de cette région. Vous en saurez plus, si vous voulez, chez Wikipédia... ou ailleurs.

Je consacrerai ultérieurement un peu de temps à ce que je considère l'essentiel, à savoir, pour commencer, l'accueil chaleureux: je vous donnerai une adresse, une seule adresse, mais quelle adresse ( plus tard, car pour le moment et pour une durée indéterminée, il n'y aurait personne pour vous recevoir)! Nous irons aussi, si je suis suffisamment inspiré, en visite ici ou là. Car, figurez-vous, dans le Berry, il y a des choses à découvrir, notamment, ne vous moquez pas, une mare! Non, pas la mare aux canards de Georges mais, je vous aide un peu, celle de George! Quelle devinette subtile, n'est-ce pas? De quoi, de qui, parlé-je donc? Si vous trouvez, vous gagnez un séjour chez des gens sympathiques.

Dans le jardin de George, rencontre avec deux blondes réjouies:

on se marre!.JPG

 

18:11 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6)

20/02/2012

océano nox

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Quoi de plus banal qu'un coucher de soleil! Poireauter une heure et plus pour ramener cette photo, déclarai-je à Roro, sans prendre de gants,  ça ne valait pas la peine de se geler. Je dis même, je crois, " de se les geler, putaing" ce qui prouve que j'étais en rogne car, habituellement, je suis très poli. En effet, dès le soleil presque disparu, il fît frisquet sur cette ile et les blousons étaient restés dans la voiture, quelque part sur un parking, assez loin. 
En attendant, histoire de passer le temps, je déclamai quelques vers ( il y avait pas mal de monde autour de nous). J'eus un franc succès avec Océano nox miraculeusement préservé dans mon disque dur depuis mon passage au Cours Complémentaire de Fleurance et ça fait une paye croyez moi...
Ô combien de marins, combien de capitaines,
 Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis...
J'ai eu des doutes avec joyeux car je ne voyais pas, à priori, ce qu'il y avait de particulièrement palpitant de partir galérer sur les océans à cette époque, et même aujourd'hui d'ailleurs. Mais je respecte trop Victor Hugo, surtout depuis que nous nous ressemblons paraît-il ( je parle du physique évidemment) pour modifier son texte même si tout n'est pas parfait, je trouve.
La dame juste à côté de moi me félicita.  Roro, à qui on n'avait rien demandé, lui dit assez froidement, que je n'étais pas l'auteur.
Ce morne horizon... Sur la photo, on ne le distingue même pas l'horizon. On le devine, c'est tout. Plus loin, la Grèce. Faîtes- moi confiance: je vous assure qu'il y a trois ans dans la direction du soleil couchant, il y avait la Grèce. D'ailleurs, j'ai ramené plein de photos avec du ciel bleu, des villages d'un blanc éclatant. Aujourd'hui, contentons-nous de ce coucher de soleil peut-être tristement prémonitoire?
Ce morne horizon... qu'il dit l'illustre poète.
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17:29 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10)

18/12/2011

les valises sont prêtes...


podcast              à vos casques...


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Prêtes pour demain matin. Une dizaine de jours au soleil... hourra! C'est bien la première fois que nous nous permettons une escapade à cette époque. Donc, pas de blog jusqu'à ... la fin de cette année, sûrement. Un peu de musique programmée chaque jour histoire de maintenir le contact, un minimum de vie à laissez jazzer. J'ai choisi, pour aujourd'hui, un air pas trop triste: what is this thing called love, question que Dédé, le trompettiste et moi-même au sax, nous posons toujours, tout au moins musicalement, malgré nos 150 ans cumulés... Vous excuserez, j'en suis certain, notre naïveté.

Allez... adishatz.

 

14:36 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8)

11/11/2011

bornes, revenons-y

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IMG_3849.JPGNotre visite du site d’Ephèse, visite dont j’ai fait un compte rendu fort détaillé dans une récente note, m’a permis de ramener quelques photos intéressantes permettant, j’ose l’espérer, un embellissement des berges de notre canal notamment de certaines de ses bornes qui, ayant subi quelques dégradations dues au passage de gros engins lors de la construction de l’horrible piste remplaçant mon regretté chemin de halage parcouru en toute quiétude pendant une trentaine d’années avant l’invasion agressive et intempestive vélocipédique souvent dangereuse pour le piéton pacifique …

Mais, là n’est pas le sujet du jour: revenons aux bornes.

IMG_1578.JPGLa 103, celle que je considère désormais comme ma propriété parce qu’elle se trouve derrière mon jardin, mais aussi parce que je l’ai déterrée juste ce qu’il fallait pour la mettre en valeur, que j’ai nettoyée pour faire en sorte que les chiffres soient bien apparents, bref, la 103, ON N’Y TOUCHE PAS! C’est la seule, dans le secteur qui, malgré son âge respectable ( 150 ans environ), a conservé une certaine fraîcheur, la seule qu’on peut présenter au touriste de passage avec fierté, un patrimoine ça s’appelle.

bornekm102.JPGD’autres sont en piteux état. Leur restauration me semble hasardeuse telle la 102 près du pont de Pourret. Pauvre 1O2... Chaque matin, en passant près d’elle, je la regarde avec infiniment de tristesse. Par contre, la 101, en face la château Saint Marcel, a encore de l’allure. Comme les chiffres sont devenus presque illisibles, surtout le 1 des unités ( je dis, sans me vanter mais avec un peu de fierté tout de même, que je suis certainement une des rares personnes à savoir que cette borne marque le Km 101 depuis Toulouse!), donc, on pourrait embellir cette borne en sculptant quelques pruneaux ou un cervidé ou tout autre chose…

J’en parlerai à Monsieur le Maire et lui montrerai ce que les anciens, grecs, romains, peuples dont on se gausse aujourd’hui étaient capables de réaliser avec un simple burin. Heureuse époque. Mais, peut-être y reviendrons nous?

Une photo de Roro:

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18:23 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (13)

10/11/2011

marchandages

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Si tu veux mieux connaître le pays où tu séjournes, un petit tour au marché est profitable. Tu sais ce qu’on mange, combien ça coûte, si tu peux, si tu sais, grosso modo, convertir les livres en euros, tu fais des comparaisons , tu découvres des fruits, des légumes inconnus à l’intermarché de Bon-Encontre, on t’interpelle, on t’invite à goûter, à acheter aussi… Tu te dis que la petite paysanne reléguée quelque part à la sortie avec ses paniers doit tirer le diable par la queue. Tu voudrais bien lui acheter quelques patates, quelques haricots, des oignons, une citrouille (!), des oranges, enfin, n’importe quoi, mais qu’en faire ensuite dans les rues de Bodrum?

marché 6.jpgDans le hall de l’hôtel, un matin, un touriste averti disait à qui voulait l’entendre qu’il était de notre devoir de négocier. Sinon le vendeur n’est pas content. Il avait réussi, au bout d’une heure, après de subtiles manœuvres ( je vais voir ailleurs, je reviens, je repars, je re-reviens…) à faire baisser le prix d’un objet (?) d’un euro.

Moi, je ne sais pas négocier. Roro non plus.

- Combien cette coupe?

- Dix euros.

Et elle paie. Elle est contente car elle est belle, la coupe. Le marchand aussi avait l’air satisfait ( tiens , je prends la photo afin que vous nous disiez, franchement, ce que vous pensez de cette acquisition).

Voilà, aujourd’hui, ce que m’ont inspiré quelques images extraites de mon dossier ouvert à la lettre T. Je sais que ça n’est pas très original. Mais je m’intéresse surtout aux petites choses car elles me paraissent parfois… essentielles.

Le touriste « averti » est tout de même un grand couillon! ( je suis gentil). Que de temps perdu inutilement! Pour un Euro!

La coupe de Roro:

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08/11/2011

petite suite Turque


podcast

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 - La relation de votre voyage en Turquie… tu t’es pas foulé!

IMG_3841.JPGVoilà ce que m’a dit Serge ce matin. Il a raison. Une note sur les chiens et les chats, sur les glands et une visite ultra-rapide du site d’Ephèse, c’est peu, reconnais-je penaud. Pourtant, je l’ai écrit, des photos, j’en ai ramené un stock impressionnant qui mériteraient mieux, sans me vanter, que de dormir dans le dossier que j’ai ouvert et qu’on peut trouver bien classé dans le grand dossier voyage, à la lettre T. Mais, actuellement, je n‘arrive pas à ingurgiter les bouquins de la bibliothèque de Boé et ceux que me prête le même Serge dont un, illisible, extrêmement volumineux et que j‘ai abandonné à la trois ou quatrième page.

J’ai mascagné* aussi pour recopier des enregistrements ramenés d’un récent concert à Pujols : le cable que j’utilisais pour brancher mon minidisc à l’ordi était naze et , comme je ne suis pas très malin question technique, je ne m’en étais pas rendu compte jusqu’à tout à l’heure. C’est fou le temps que j’ai perdu pour vous permettre d’écouter cette nouvelle version de petite fleur interprétée accompagné de René au banjo et Pierre au tuba. Original, non? Les autres musiciens, au chômage pendant quelques minutes, ricanent jalousement ( les entendez-vous?), essayant de me déstabiliser. Mais en vain. Le public, enthousiaste, n'a pas été dupe et m'a longuement ovationné...

J’ai ramené de la forteresse de Bodrum la frise ci-dessous découverte par hasard sur un mur du jardin  dont je vous livre quelques photos judicieusement choisies.

* mascagner, chez nous, c’est quand les choses ne se font pas aussi facilement qu’on le souhaiterait…Peut-être cela vous est-il arrivé parfois?

 

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17:39 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10)

04/11/2011

Ἔφεσος

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Les glands, les chiens et les chats sont des sujets de première importance, convenons-en, mais, répondant à une forte, insistante tout autant qu’amicale demande, il devient semble-t-il urgent de m’engager dans une relation de voyage beaucoup plus traditionnelle. Tel sera l’objet de cette note que j’aborde avec beaucoup de modestie me demandant ce que je pourrais bien apporter d’intéressant, d’original, de nouveau, dans des domaines qui sont, sur internet, développés avec force détails historiques, illustrations…

Donc, vous parler d’Ephèse ( Ἔφεσος, si vous préférez), je veux bien. Mais, qu’en dire?

IMG_0061.JPGTout d’abord, c’est grandiose. Plus que ce que j’avais imaginé. D’ailleurs, je ne vous cacherai pas que je n’avais rien imaginé du tout. Nous n’avons pas tout visité car, en deux, trois heures, c’est impossible! Et fatiguant. Heureusement, il faisait beau. Ni trop chaud, ni trop froid, un vent d’est de force moyenne. Nous prîmes, avec nos deux numériques, des quantités de photos qui sont stockées désormais dans un dossier que j’ai nommé « Turquie » pour faciliter les recherches au cas où, photos qui, j’ai vérifié, sont à peu près les mêmes que celles proposées par Wikepedia ou autres sites fort instructifs du reste.

Evidemment, j’ai rajouté la petite touche personnelle prouvant que nous étions bien allés crapahuter au milieu de ces ruines tellement chargées d‘histoire ma chère, que ça n’est pas de la tricherie, du collé/copié!

Nous fûmes, je dois l’avouer, un peu déçus parfois. On nous avait parlé d’une bibliothèque et Roro, passionnée d’ouvrages historiques aurait bien aimé en feuilleter quelques uns. On la voit, sur la photo du haut, assez dépitée car, malheureusement, tout a brûlé depuis longtemps, nous a-t-on dit.

Quand à l’amphithéâtre de plus de vingt mille places, paraît-il, je vous assure que question confort, on trouve mieux. Je ne sais pas si j’aurais apprécié dans ce lieu, même si on vante la qualité acoustique de celui-ci, une pièce du regretté Aristophane ( je suis sur la photo du bas).

Voilà. C’est court, j’en conviens, peut-être insuffisant pour une conférence…

La devise de ces temps-ci: faire preuve d’humilité. Surtout quand on parle de ruines.

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17:48 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (8)

02/11/2011

une vie de chien...et de chat

   Comme Max, le chien turc est libre. Le chat aussi.                                                                      

 IMG_0090 bis.jpg                                                                                    On rencontre l’un et l’autre ici et là, dans la rue, le jardin public, la plage… Le chat fréquente impunément les salles de restaurant, les hôtels. Si on n’y prend garde, on peut s’asseoir dessus en revenant du buffet.

Le chien et le chat turcs sont-ils heureux pour autant? Je ne sais pas.

Le chien m’a paru assez mélancolique. Il ne s’intéresse pas à l’environnement. Le passant lui est indifférent, il n’aboie pas, ne remue pas la queue. Il est souvent couché.

Le chat est plus affectueux, collant même, intéressé par le contenu de ton assiette.

Il paraît que ces animaux n’ont pas toujours eu la vie facile dans ce pays. On les aurait même exterminés ici ou là si Brigitte et d’autres ne s’en étaient pas préoccupés.

IMG_0096.JPGA Güsmülük, dans un parc, près du restaurant où nous avons mangé du poisson ( excellent, si vous passez par là un jour, je vous donnerai l‘adresse), on peut déposer dans des gamelles des aliments, ici pour les chats ( ma photo), là pour les chiens. Voilà une délicate attention, non?

PS: je voulais vous dire deux mots d’Ephèse… Plus tard.

17:42 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (9)

01/11/2011

le gland

IMG_3855.JPG- Mais… ne sont-ce pas des glands! Et bé, ça alors! Viens voir Roro!

Nous avions garé notre véhicule de location avant de nous engager dans Ephèse*, car l’endroit était propice pour une halte hygiénique. Une sage précaution…Un arbuste inconnu du gascon me séparait de la route et sur cet arbuste aux petites feuilles piquantes, un peu comme du houx mais pas pareil quand même, en tout cas ne ressemblant en rien du tout à nos chênes plus majestueux, disons-le sans forfanterie, bref sur les branches assez fines mais robustes malgré tout car j’ai eu du mal à en couper une comme ça avec mes doigts le couteau étant resté dans le vide-poches, re-bref, sur les branches en question: des glands. Et des beaux! Beaucoup plus gros que nos glands de France ou d’ailleurs sans doute.

- Elle est bizarre la nature tout de même, dis-je à Roro en lui montrant ma cueillette! Voici, n’en doutons pas, une variété de chêne ( car cet arbuste ne peut être qu’un chêne n’est-ce pas, puisqu’il fournit des glands), voici donc une variété de chêne assez rachitique dont les fruits sont beaucoup plus développés que chez nous…Voilà qui va surprendre notre famille et nos amis à notre retour.

Il doit tout de même y avoir une raison, le Créateur n’ayant pas fait les choses à la légère. Sans doute vous rappelez vous cette fable de Jean de la Fontaine: le gland et la citrouille ( ou l’inverse, mais c’est sans importance).

Je résume.

stabisme conv.JPGLe personnage de la fable s’étonnait du fait que la superbe citrouille aux riches couleurs ne se balançât pas à la branche du beau chêne, bien en vue du promeneur extasié, au lieu de se traîner lamentablement sur le sol. Il comprit, le jour où, faisant une sieste sous le bel arbre, il fut réveillé par la chute, sur son nez, d’un modeste gland.

L’homme a tout de même, dans sa grande sagesse, réhabilité les cucurbitacées en créant halloween.

Peut-on imaginer sérieusement, après celle de la courge, une grande fête du gland?

 * PS: bientôt nous visiterons Ephèse; promis.

 

 

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09/08/2011

feilluns, adieu?

IMG_3690.JPGAdieu, je l’ai déjà écrit, ne signifie pas forcément adieu chez les gascons, mais parfois bonjour ( té… adieu, comment va ta femme?) ou au-revoir ( allez, adieu, à la prochaine!) ou... adieu ( c’est fini , putaing, bien fini entre nous…adieu!).

 

Donc, adieu Feilluns, ça peut vouloir dire qu’avec un peu d’imagination j’aurai peut-être d’autres choses passionnantes à raconter sur ce village, ses vignes, sa tramontane, sa route, sa place et son platane de 1848, son lavoir, ses bancs verts, ses habitants survivants, son cimetière…etc.

De toute façon j’y remonterai pour récupérer le ballon de rugby et le jeu de raquettes que j’avais achetés à Antoine et qu’il a oubliés dans sa chambre. NON, me dit Roro! Bon, alors, n’en parlons plus.

Demain, direction Marciac. Sans la clarinette et le saxophone… dans lesquels je souffle de moins en moins souvent. Je devrais, je sais. Car, contrairement à ce que me disait un copain récemment, ça n’est pas comme le vélo! Pourtant, nous avons quelques petits projets de concert ici ou là. Mais, je ne sais pas vous, ces problèmes de dettes publiques un peu partout, ça me chagrine terriblement surtout que je n’y comprends pas grand-chose. Où va-t-on? Qui le sait? Ces choses là sont rudes…etc.

En attendant, allons écouter les plus jeunes qui ont tellement de talent, de dynamisme aussi. Cela va, j’espère, me motiver, me redonner un nouveau souffle…

Tiens, le vent est fort aujourd’hui. Serions- nous poursuivis par la tramontane!

09:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (19)

06/08/2011

de Feilluns à Quéribus...et retour

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Profitons de cette belle journée ensoleillée quoique, comme toujours, fortement ventée, c’est le pays qui veut ça, pour nous échapper provisoirement de notre bout du monde, redescendre dans la vallée par la route tortueuse que nous avions empruntée à l’aller. Il n’y a pas le choix. Si l’air deux têtes.JPGest pur, la route n’est pas large! On ne va pas plus vite qu’en montant: il faut compter une bonne demi-heure. La seule voiture que tu croises sur le parcours prend le virage en plein milieu ce qui te laisses un minimum de place…alors, prudence! De toute façon, le conducteur n’a pas la tentation de regarder le paysage: la forêt de petits chênes, les lopins de vigne, les rochers…du déjà vu. C’est préférable finalement. On peut se concentrer sur la conduite. Je mentirais si je disais avoir aperçu quelqu’un sur le bord de la route. Même pas un autostoppeur, un chemineau... Le seul village traversé semble désert.

à l'assaut bis.jpgLa vallée…ouf! Direction le château de Quéribus. Je chantonne: nous irons à Quéribus pédibus, ce qui fait rire Antoine, bon public. Roro, qui a vu des photos, a décidé qu’elle resterait en bas. Finalement, elle monte... Elle prends son temps, le mien aussi, mais elle monte: félicitations Roro! Quant aux gamins, Antoine et son copain Clément, ils nous lâchent dès le premier raidillon. On ne les récupère qu’au sommet: nous sommes soulagés mais pas contents du tout! Nous abandonner de la sorte voilà qui n’est ni gentil, ni, surtout, prudent. C’est-ce que nous leur signifions pendant qu’ils savourent la glace que nous leur avons généreusement achetée.

Dans la soirée, nous remontons à Feilluns. Même route, même temps. La tramontane souffle encore plus fort que ce matin.

Putaing! Aurons-nous suffisamment de pain pour le petit deuj’, demain matin? La boulangère ne passe que vers midi! Je vérifie dès notre arrivée au gite: ça ira, mais voilà le genre de négligence qui peut vous gâcher les vacances que vous le vouliez ou non, mesdames! Si je dois penser à tout…

PS: au-dessus, les têtes de Maïté et Roro et l'escalade ultra-rapide des jeunes assaillants. Ma note étant suffisamment longue, je ne parlerai pas de Quéribus. Voyez donc sur internet  . Ma photo souvenir, tout de même:

quéribus.JPG

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04/08/2011

Feilluns, le vent

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Le vent qui vient à travers la montagne me rendra fou…écrivait Hugo chanté par Brassens.

La Tramontane et l’Autan auraient donc ce point en commun: rendre les gens fadorles comme on dit ici! Conséquences fâcheuses qui n’affecteraient fort heureusement que les personnes fragiles sur le plan psychique. Le boétien connaît bien lou ben d’aoutan ( j’ai écrit comme on prononce ici) qui nous vient du sud-est et annonce la pluie: ben d’aoutan, plejo douman ( c’est encore volontairement phonétique) ce qui signifie vent d’autan, pluie pour demain. Parfois c’est vrai, parfois non, ça dépend. Souvent, l’autan souffle pendant quelques jours, desséchant ce qui reste à dessécher dans notre habituelle vallée verdoyante de la Garonne avant que, à bout de souffle, il tombe d’un coup. C’est alors que peuvent apparaître à l’horizon de Laplume, vers l’ouest proche, quelques nuages de provenance océanique. Mais ça n’est pas certain non plus.

IMG_3680.JPGNous avons donc fait, pendant notre séjour à Feilluns, la connaissance de la tramontane qui, tout le monde le sait, souffle du nord vers la mer c’est-à-dire dans le sens inverse de notre autan. De quoi nous désorienter complètement! Mais c’est aussi un vrai putaing de vent, croyez-moi. Demandez donc à Roro ou à Maïté et vous aurez confirmation de mes propos. Il a de la constance car nous l’avons subi pendant toute la semaine. Il est parfois violent surtout à Feilluns situé à presque cinq cents mètres ce qui est considérable pour le gascon habitué aux villages de moyenne altitude comme Pimpous dont j’ai souvent parlé. Vous vous promenez dans le sentier qui grimpe à travers les vignes, vous sentez quelques gouttes vous fouetter le visage, vous regardez le ciel: bleu le ciel! Et bé ça alors, pense le gascon! Et il voit, vers le nord-est, du côté de Quillan, à une trentaine de kms, un nuage! Il est fort ce vent! Il t’aide même à monter le raidillon, s’il souffle derrière toi évidemment…

Au moment où j’écris cette note, je jette un coup d’œil sur les érables du canal: pas une feuille qui bouge! Je regrette un peu Feilluns et sa tramontane… n’en déplaise à Maïté et Roro!

PS: sur les photos on peut deviner dans quelle direction souffle le vent…

 

16:40 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (7)

 
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